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Auditorium

149, rue garibaldi 69003 LYON


  > L'Auditorium

Auditorium extérieur
Auditorium extérieur © Sylvain_Ressicaud
Salle Auditorium
Salle de l'Auditorium © Sylvain_Ressicaud
Auditorium extérieur
Auditorium extérieur © Sylvain_Ressicaud
Salle Auditorium
Salle de l'Auditorium © Sylvain_Ressicaud

Enorme coquille Saint-Jacques de béton, l’Auditorium de Lyon impose depuis 1975 sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Henri Pottier, grand prix de Rome, et Charles Delfante, architecte en chef de la Part-Dieu, il fut la première salle de France construite sans piliers et en béton précontraint. Les travaux débutèrent le 4 avril 1972 et durèrent trois ans. Dès l’inauguration, la salle (2150 places) fit l’unanimité pour son confort et pour le rapport idéal que sa forme de théâtre romain créait entre le plateau et le public. Deux ans plus tard, il hérita du magnifique orgue Cavaillé-Coll du palais de Chaillot. Restait le problème de l’acoustique, qui manquait de richesse et de mystère.

De 1993 à 2002, l’Auditorium fit donc l’objet d’une vaste campagne de rénovation. On procéda à la suppression des sphères acoustiques qui ornaient le plafond, à la transformation des revêtements muraux du plateau et de la salle et au remplacement des fauteuils de mousse bleue, aussi douillets que «mangeurs» de sons. Ces modifications esthétiques et acoustiques s’accompagnèrent d’une mise à niveau des équipements techniques (lumières et son). La dernière touche à été apportée en 2001 avec la rénovation du plancher de scène et l'installation de praticables automatisés, offrant la possibilité de changements de dispositif scénique très rapides. Ainsi rhabillé de neuf, doté également d’un superbe éclairage nocturne, l’Auditorium offre au public un véritable écrin sonore permettant de profiter pleinement des plaisirs de la musique.

 
 

> L’orgue Cavaillé-Coll/Gonzalez

Orgue
L'orgue © Sébastien Erome

Le 27 octobre 1977, Pierre Cochereau inaugurait l’orgue de l’Auditorium. Après un périple de près d’un siècle, ses quelque 6500 tuyaux trouvaient un repos mérité.

Leur histoire commence en 1878. À l’occasion de l’Exposition universelle de Paris, Gabriel Davioud construit l’immense salle néo-byzantine du Trocadéro (5000 places). On la dote d’un orgue monumental, dont la construction est confiée au plus grand maître du moment : Aristide Cavaillé-Coll. Pressé par le temps, le facteur prend comme base un instrument à trois claviers manuels destiné à l’église voisine de Notre-Dame-d’Auteuil ; il y ajoute un quatrième manuel et les jeux propres au pédalier. Cet instrument, présentant ce que la facture instrumentale française a de plus moderne, sera l’un des clous de l’Exposition.

En 1937, la salle du Trocadéro est détruite pour laisser place au palais de Chaillot des frères Niermans. On démonte l’orgue et on l’entrepose soigneusement. Une commission d’organistes menée par Marcel Dupré confie sa reconstruction à Victor Gonzalez et à son fils Fernand. Plus de buffet en bois : l’orgue se présente comme une superbe géométrie de tuyaux dans une grande cage métallique amovible, d’un effet très contemporain. Les Gonzalez construisent une transmission et une console mobile électriques. Ils réharmonisent les jeux de Cavaillé-Coll et ajoutent quatorze jeux nouveaux, en particulier des mutations. Achevé en 1939, l’orgue connaît son heure de gloire après guerre, avec pour titulaire André Marchal et sous la direction artistique de Norbert Dufourq. La cohabitation avec le TNP, à partir de 1951, amène au bout de quelques années un déclin progressif. La salle subit une modernisation drastique en 1972, et l’orgue est exclu du nouveau Théâtre de Chaillot.

Après des polémiques, les tuyaux prennent en 1975 le chemin du nouvel Auditorium construit à Lyon. Georges Danion, gendre et successeur de Fernand Gonzalez, est chargé du transfert. Il adapte les tuyaux à leur nouvel environnement, ajoute et modifie quelques jeux, construit une nouvelle mécanique (sommier, transmission, console) et dote le tout d’un combinateur électronique alors révolutionnaire. C’est cet instrument magnifique, dont l’esthétique néo-classique permet d’aborder toute la littérature de l’orgue, que l’on peut entendre aujourd’hui.
Les plus grands organistes ont fait parler ses tuyaux, et y ont créé de grandes pages du répertoire : la Sixième Symphonie de Widor, les Trois Pièces de Franck, Les Corps glorieux de Messiaen, Le Chemin de la Croix de Dupré, la Première Symphonie de Guilmant, le Requiem (version orgue et chœur) et le Prélude et Fugue sur le nom d’Alain de Duruflé, le Requiem de Fauré, la Troisième Symphoniede Saint-Saëns (création française)… Cet orgue a également révélé au public les Litanies de Jehan Alain et le Concerto pour orgue de Poulenc, et bien d’autres œuvres encore.

Patrice Caire a été titulaire de l’orgue de l’Auditorium jusqu’à sa disparition en 1992. Grâce à lui, l’orgue connaît une nouvelle période de gloire, sa console accueillant les plus grands artistes. Thierry Mechler lui a succédé jusqu’en 1999. Après cette date, l’orgue, joué de plus en plus sporadiquement, n’avait plus de titulaire.

À partir de septembre 2007 et pour trois saisons, l’Orchestre national de Lyon accueille Thierry Escaich comme compositeur en résidence. La présence de ce musicien exceptionnel, organiste et improvisateur de renommée mondiale, donne une nouvelle impulsion au prestigieux instrument avec toutes sortes de concerts (récitals, Ciné-Concerts, musique de chambre et symphonique), des projets pédagogiques, des enregistrements radiophoniques et discographiques, et une rénovation dont la première tranche, prévue au cours de la saison 2009-2010, lui rendra tout son lustre.

 

 

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